Sur la route migratoire des Balkans, une centaine de personnes en exil sont installées dans un immeuble abandonné dans la ville de Bihać. 

Ici, l’hiver ne pardonne pas, et les températures sont souvent négatives. Dans cet immeuble abandonné de trois étages, les exilés occupent par petits groupes des « chambres ». Pour se chauffer ils n’ont uniquement qu’un baril dans lequel ils font fondre, par manque de bois, des cagettes ou des bouteilles en plastique, rendant l’air irrespirable.

Derrière les montagnes enneigés, c’est l’Europe. Beaucoup en rêvent, mais la réalité les rattrape à chaque fois qu’ils tentent le "game", nom donné par les migrants à leurs tentatives de passage de la frontière.

En décembre 2020, le camp de Lipa, jusqu’ici géré par l’OIM, a pris feu laissant des centaines de migrants sans toit ni commodités en plein hiver et avec des températures souvent négatives. En urgence, l’armée bosniaque a installé des tentes pour répondre à l’Union Européenne qui menaçait de mettre en pause le processus d’adhésion de la Bosnie-Herzégovine si rien n’était fait.

Après cet incendie, beaucoup de migrants ont décidé de quitter le camp et de retourner à Bihać, ville à une vingtaine de kilomètre du camp de Lipa et située à environ trente kilomètres de la frontière. Cette ville est l’une des plus proche de la Croatie, nouvelle porte d'entrée de l'Union Européenne depuis la fermeture des frontières par la Hongrie de Viktor Orban. 

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